Plus de femmes et plus de cadres, voilà ce qui ressort de l’enquête annuelle de la FFSA et du GEMA sur l’emploi et la formation continue dans le secteur de l’assurance. Les deux instances ont spécialement créé l’Observatoire de l’évolution des métiers de l’Assurance pour suivre l’évolution des effectifs salariés des 147 500 entreprises d’assurances adhérentes de la FFSA et du GEMA. L’Observatoire vient de publier son rapport concernant l’année 2010.

La féminisation du secteur de l’assurance

La présence des femmes dans les métiers de l’assurance ne cesse de progresser. Représentant 59,1 % des effectifs, la part des femmes gagne 0,2 point par rapport aux deux années précédentes.

La féminisation du secteur est également observée pour la population cadre où l’écart quantitatif entre hommes et femmes se ressert année après année. En 2010, l’observatoire relève 45,9% de femmes cadres et 54,1% d’hommes, l’écart est de 8,2 points alors qu’il était de 22,6 points en 2002.

De plus nombreux postes de cadres

Sous l’effet de la modernisation du secteur de l’assurance, les postes disponibles appellent un plus fort niveau d’expertise. Si le statut cadre est, par définition, réservé aux managers et chefs d’équipe, il dépasse aujourd’hui la fonction d’encadrant. Le statut cadre est attaché à de nouveaux postes pour lesquels il faut justifier d’un certain niveau d’expertise ou de compétences acquises. C’est ainsi que la part des cadres dans les effectifs se chiffre à 43,1% en 2010, un taux très supérieur à la moyenne interprofessionnelle.

De nombreux recrutements

L’Observatoire enregistre au 31 décembre 2010 12 553 embauches, de sorte que les personnes recrutées représentent 8,9% des effectifs du secteur.

Ce volume de recrutement conséquent reflète une certaine résistance de l’assurance à la crise économique, mais plus encore, il traduit la réorientation de l’activité.

L’automatisation de nombreux actes de gestion aboutit à changer le profil des candidats. En effet, les nouvelles recrues ne sont pas appelées à déployer les mêmes compétences que le personnel partant à la retraite.

L’augmentation du niveau de diplôme

La formation initiale des moins de 30 ans est de plus en plus élevée. D’après les statistiques de l’Observatoire portant sur les moins de 30 ans, 4 salariés sur 5 sont au moins titulaires d’un Bac+2. Ce niveau d’étude fixe un seuil d’entrée dans l’assurance.

Parallèlement, les Bac+3, +4 et +5 sont de plus en plus nombreux, de sorte que sur 5 salariés de moins de 30 ans, 2 sont au moins titulaire d’un Bac+3.

L’investissement en formation continue

Les salariés du secteur assurance sont 61,1% à avoir accédé à un programme de formation continue au cours de l’année 2010. Cette part se situe bien au-dessus des moyennes interprofessionnelles qui tournent autour de 40%. Si l’obligation légale fixe à 1,6% de la masse salariale le budget à allouer à la formation continue, l’assurance est un secteur qui, traditionnellement, consacre un budget très supérieur atteignant 4,5% de la masse salariale.

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